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Expression des groupes politiques

Mai 2018

Groupe Socialiste, Républicain et Citoyen

Une réforme n’est pas forcément une avancée

Notre pays doit pouvoir s’adapter aux évolutions économiques, environnementales, sociales et sociétales. Mais nous devrions pourtant nous méfier de ce qui est systématiquement présenté comme moderne, pragmatique et plus rentable, surtout lorsqu’il s’agit des services publics.

La vocation d’un service public n’est pas d’être rentable et la véritable modernité c’est plutôt d’assurer l’accès aux services sur l’ensemble du territoire avec une égalité de tarifs.

C’est ce qui a motivé notre engagement à développer le Très Haut Débit Internet là où les opérateurs privés de téléphonie n’avaient pas l’intention d’aller ou alors à un tarif exorbitant pour la population rurale. 

Nous avons le même raisonnement concernant l’entretien et la restauration dans les collèges alors que bon nombre de Départements font le choix de transférer cette compétence au secteur privé. Nous nous y refusons. Cette gestion publique nous permet de proposer un tarif minime, de préserver la qualité tout en favorisant les produits locaux et bio dans les cantines. Cela permet aussi d’assurer une présence continue de nos agents auprès des jeunes parce qu’ils sont membres à part entière de la communauté éducative.

Le service public, garant de l’égalité entre les citoyens quel que soit le niveau des revenus, c’est tout simplement la continuité de la République dans les territoires. Ce bien commun devrait nous rassembler et non nous diviser.

Laurent DUPORGE

Groupe Socialiste, Républicain et Citoyen

Groupe Union Action 62

Des économies oui, mais à quel prix ?

Le 27 avril, lors du conseil d’administration du SDIS, une baisse du taux des vacations de garde de nuit des sapeurs-pompiers volontaires a été annoncée. Celui-ci passe de 60% à 40%.

Cette décision, non-concertée, suscite la colère chez nos pompiers volontaires. S’ils sont plus indemnisés que leurs collègues des autres Départements, ils sont conscients que des économies doivent être faites. Des pistes ont été avancées dans un esprit de concertation. En outre, on pourrait envisager d’internaliser l’entretien des locaux SDIS comme c’était le cas autrefois, lorsque les pompiers veillaient eux-mêmes à l’entretien des casernes lorsqu’ils n’étaient pas en intervention. Soucieux d’apporter leur contribution, les SPV étaient aussi prêts à passer de 60% à 50% dans un premier temps, une deuxième baisse pouvant être envisagée plus tard.

Car c’est sur la temporalité de la décision que la grogne monte. Non concertés, les SPV se voient imposer une réduction de moitié de leur indemnité de garde de nuit, quelques jours seulement après annonce. Il était nécessaire de mettre tout le monde autour de la table, les pompiers étant par ailleurs prêts à faire des concessions dans l’intérêt commun. De plus, ce genre de choix ne doit pas être fait dans l’urgence, un temps d’adaptation est nécessaire. Il n’a pas été laissé aux pompiers. Une méthode expéditive et jupitérienne, au détriment des combattants du feu.

Maïté MULOT-FRISCOURT

Présidente du groupe Union Action 62

Groupe Communiste

Dans le Pas-de-Calais le train on y tient!

C’est dans le département le transport collectif le moins polluant qui permet à de nombreux  étudiants, salariés, habitants de rejoindre leurs lieux d’études, de travail, de services.

C’est aussi un sacré outil d’aménagement du territoire qui a su relier les zones urbaines et économiques entre elles mais aussi désenclaver les territoires ruraux et côtiers.
Si beaucoup reste à améliorer, la voie autoritaire prise par le gouvernement est bien loin des intérêts des habitants du Pas-de-Calais.
Sa réforme de la SNCF ne vise qu’un seul objectif: privatiser afin de permettre aux entreprises privées, à leurs actionnaires de faire des profits sur le dos des usagers et des salariés. 
Pour les habitants, le risque de voir certaines lignes disparaître est bien réel comme celle de Béthune/Etaples par exemple.
Les petites lignes sont jugées peu rentables par l’Etat qui a décidé de ne plus investir et de les confier aux Régions sans  donner les moyens financiers. 
Ce scénario sera lourd de conséquences pour l’avenir de nos territoires ruraux, de celui de ses moyennes et petites entreprises et de ses habitants.
Les élus communistes soutiennent résolument la lutte des cheminots qui ont démontré depuis longtemps qu’au delà de leur statut c’est bien de l’avenir du service public ferroviaire, du droit à la mobilité pour tous sur l’ensemble du territoire dont il s’agit avant tout: une lutte qui nous concerne tous!

Ludovic GUYOT

Président du groupe Communiste

Groupe Front national

Et maintenant, ils veulent nous faire taire !

Lors de la Commission permanente du 14 mai dernier, un membre de la majorité, de surcroît vice-président du Département, a pris le prétexte d’une délibération relative à un projet de soutien à l’autonomisation des femmes au Tchad pour s’attaquer à notre dernière tribune, parue dans l’Echo du Pas-de-Calais numéro 180. Un texte dans lequel nous dénoncions précisément des subventions attribuées à des projets parfois fantaisistes, souvent exotiques et sans aucun lien avec l’intérêt des habitants de nos territoires.

"Ça suffit, maintenant !" a hurlé en conclusion de sa diatribe ce socialiste bon-teint et, en tant que tel, fervent défenseur de son lointain plutôt que de son prochain. Non contents d’écarter les élus FN – pourtant aussi légitimes qu’eux – des instances et organismes qu’ils considèrent comme stratégiques, les socialistes voudraient donc à présent nous réduire au silence.

Eh bien non ! Qu’ils sachent que chaque attaque à notre encontre ne fait que nous renforcer dans nos convictions et notre détermination à défendre la France et les Français d’abord !

François Vial

Président du groupe Front national

Respect du pluralisme démocratique, du droit et des personnes

Les textes sont signés de leur(s) auteur(s), placés sous leur seule responsabilité éditoriale. Les auteurs s’engagent à respecter les législations en vigueur sur la liberté d’expression, le droit au respect des personnes et le droit à l’image, contenues notamment dans les Lois du 29 juillet 1881, du 1er août 2000 modifiant la Loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, celle du 21 juin 2004 pour la confiance en l’économie numérique, le Code Civil et le Code Pénal.